Doctor Fleming & Mr Wilde

Vas-y, mets la basse plus fort, l’immeuble ne tremble pas encore.

décembre 11, 2009 · Laisser un commentaire

Je profite de ce que mes voisins se prennent un max de friday night’s fun, et donc du fait que je ne dorme toujours pas alors que je le devrais, pour vous dire que la génétique, c’est cool.

Plus globalement, ce troisième semestre en bio a été plus sympathique que les deux premiers, on a fait des TP marrants (dénaturation de l’ADN, choc thermique sur des pauvres petites cellules et * mode we are the champi(gn)ons : ON * on a même fait une électrophorèse. Eh ouais !). Bon, je ne vais pas vous mentir non plus, j’ai aussi passé quatre heures et demi à décortiquer une pauvre langoustine et à coller ses petits membres (dés)articulés sur une feuille rose pour les légender, tout en stressant-de-la-mort-qui-tue que le jeune vicking qui nous servait de chargé de TD ne me demande pas d’expliquer ce que j’étais en train de faire en termes scientifiques (c’est-à-dire autres que « bidule », « truc », « chose », « beurk » et « je sais ce que tu viens de lui faire au tien, M***, mais ça a fait un sale bruit »). Et j’ai peur de compter les heures perdues passées en bio végétale à regarder des réserves et des stomates (« on a pas déjà fait ça l’année dernière, guys ? » – « on sait pas, on était en médecine » – solitude). Ah, tous ces moments où j’aurais pu me mettre à réviser la chimie orga.

Je vous ai dit que j’étais dans la bouse, pour mon examen de chimie orga ?

:)

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Mes activités du moment

novembre 7, 2009 · Un commentaire

 

  • Manger du sucre
  • Prendre le TGV pour rentrer chez mes parents
  • Dire « la chimie orga, c’est chiant » toutes les 45 secondes à mon ex-binôme
  • Travailler la chimie orga et trouver que c’est vachement plus sympa quand c’est Paul Arnaud qui explique
  • Continuer à ne pas communiquer avec les gens de mon groupe de TD, c’est-à-dire : continuer à ne pas faire la bise à des gens à qui j’ai parlé vingt secondes dans ma vie (je suis russe, merde !), continuer à ne pas venir de médecine, de prépa ou autres recalages, et par conséquent être dans LE groupe bouche-trou à cause d’un échec scolaire, et je peux vous garantir que ça réduit vachement les sujets en commun
  • Dire « je la tuerai pas je la tuerai pas je la tuerai pas » à ma binôme, à propos du TD de physiologie « grenouille »
  • Faire des recherches pour un éventuel sujet de M1 en littérature comparée que je ne ferai probablement pas l’an prochain
  • Vouloir aller au Québec et faire les tour des Etats-Unis
  • Chercher un cadeau pour le frère de mon copain
  • Penser que mon copain va bientôt commencer à comprendre ce que je dis au téléphone à ma mère, en russe, et frissonner de terreur
  • Lire Les affinités électives et Paradise Lost
  • Ecouter les Cowboys fringants. Tout le temps.
  • Fantasmer sur un hypothétique métier de scénariste-prof de comparée-écrivain, qui rentre dans mon idéal du « je serai au top à trente ans » (penser à faire un article sur ça)
  • Rêver au jour merveilleux où j’aurai à nouveau des lunettes, parce que là , mes yeux, en fin de journée c’est juste des melons
  • Sortir prendre le bus 66

 

 

 

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M1, M1, M1…

novembre 7, 2009 · Laisser un commentaire

« Vous servez ?.. Quelqu’un jadis, un immense
Déchu cria contre le Ciel tout le contraire. Il hurla :
JE NE SERVIRAI PAS… »

(Mon Faust, Paul Valéry, page 121 de l’édition Folio Essais)

 

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Hey, les zouzous.

octobre 2, 2009 · Laisser un commentaire

J’ai fait ma rentrée voilà quelques semaines, en fac de bio. C’est donc, avouons-le tout de suite, relativement boring boring boring, toute cette bio végétale, animale et bla-bla-bla. (rythme ternaire aujourd’hui, vous l’aurez compris, let’s be d’humeur mélodieuse). Fort heureusement, il y a la génétique et la bio cell, prodiguée par le sosie de Ted de la série Scrubs version biologiste à frisettes, et les TP sur l’ADN, qui, contenant des manipulations qualifiées de « nulles » par le prof lui-même, ne sont pas bien fatigants, ce qui est parfait pour les après-midi de début de semaine.

J’ai aussi eu mes résultats de Lettres. Je valide mon L2 avec 14 et quelques, merci le latin et l’anglais (où j’ai eu 17 – je dis pas ça pour me la péter, je dis ça parce que je suis une quiche en latin et que j’ai mangé tout le Deléani en un mois, et que oui les miracles existent (=> mode « redonner espoir aux jeunes gens » : ON)). En revanche, je me suis bien cassé la bouille sur mon oral de littérature anglaise, en anglais donc, ou plutôt est-ce la barrière de la langue qui m’a tapé en pleine face, huhu (et peut-être le fait que la prof pensait que j’étais en L3 de LEA jusqu’à ce que je lui dise que non, mais ce fut après qu’elle m’ait gratifié d’un 9…). Idem en littérature américaine, où j’ai pu constater à quel point la pensée était inféodée à la langue : j’avais lu tous les livres au programme, les avais relativement appréciés, mais fut vraiment peu capable de produire une dissert décente, parce que les phrases ne venaient pas, tout simplement, alors qu’en français, ce serait passé. Mauvais choix de mineure, donc ; je voulais prendre philo cette année, mais apparemment les programmes vont être profondément modifiés et les mineures annulées tout court – affaire à suivre dès que Nanterre aura la décence de publier ses livrets pédagogiques, en assumant de le faire avec un mois de retard sur la date promise.

Là-dessus, je vais prendre mon TGV (eh oui, on papote, on papote…). See you later, les cocos !

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Une chouette chanson

septembre 20, 2009 · Laisser un commentaire

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J’ai trouvé un endroit où choper la grippe du goret

septembre 13, 2009 · Laisser un commentaire

C’est le BHV près de l’Hotêl de Ville, un samedi soir.

Je sortais du Gibert, où j’avais acheté deux livres de Paul Auster en occasion (quand je suis arrivée en haut du magasin, dans la « pochothèque », il y avait un monde fou, composé essentiellement de collégiens-lycéens insuportables à la recherche des lectures obligatoires de leur année. Enfin, pour être honnête, ce jour-là, ça tombait bien que je sois venue acheter quelque chose à lire pour moi, parce que j’aurais eu du mal à les mépriser aussi aisément en ramassant moi-même des livres pour mes cours sur les étagères. Mais, fort heureusement, la fac de Nanterre n’a toujours pas sorti ses nouveaux programmes de licence, c’est vrai, quoi, pourquoi faire comme toutes les autres universités, pourquoi faire les choses à temps).

Je sortais du Gibert, donc, quand je me suis souvenu de la nécessité d’acheter un cadeau d’anniversaire à la mère de mon copain. Il était six heures et demi, j’avais encore le temps d’aller près de Montparnasse chercher quelque chose dans une boutique repérée au préalable, j’ai donc tenté de prendre le 96 qui y va. Vingt minutes plus tard, et n’ayant définitivement pas trouvé l’arrêt de bus (comme quoi, on peut traîner au quartier latin la moitié de sa vie, on ne sait jamais tout), je décide de me rabattre sur le BHV aperçu quelques minutes auparavant, selon la philosophie du « tout sauf les sous-sols des Halles un samedi ». Je dois confesser, à ma grande honte, que je n’avais qu’une idée très vague de ce qu’était un BHV, l’enseigne n’étant absolument pas dans mon cercle de fréquentations, et me représentait plutôt un Ikea-like qu’un Bon marché.

J’aime et je n’aime paradoxalement pas offrir de cadeaux. Même si ça me fait plaisir de faire plaisir à quelqu’un en lui offrant quelque chose, la pression du bon cadeau me décourage, c’est pourquoi j’offre souvent des livres – d’une certaine façon, je ne me mouille pas excessivement quant à la qualité de l’oeuvre, contrairement à un kit de création porcelaine ou un vêtement, qui semblent dévoiler immédiatement et dans la totalité leurs qualités. Quoi qu’il en soit, j’ai erré quelques temps au rayon Loisirs créatifs, avant de conclure que tous ces Loisirs créatifs n’étaient pas assez utiles pour ma « belle-mère », c’est pourquoi j’ai fini au rayon Cuisine assez vite.

Finalement, j’ai trouvé un cadeau, assez girly (j’essaye d’être girly avec la mère de mon copain, parce que je sens qu’il y a une demande, malgré les années et mes jeans trop larges), du thé à la rose dans une boîte rose et une boule à infuser en forme de bonhomme-fleur.

Sinon, j’ai commencé à lire La nuit de l’oracle hier soir, c’est vraiment très bien.

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Une journée dans la vie de…

août 20, 2009 · Un commentaire

Hey people,

Je me rends compte que ça fait un moment que je n’ai rien posté ici. A ma décharge, ces vacances sont assez bien remplies. Après avoir squatté près de trois semaines chez mon copain, dans le plus ou moins sud, je suis allée à Londres pour une journée de délices néo-gothiques et burgerkingiens, puis je suis revenue à Paris pour préparer les cinq examens que j’avais préféré reporter à septembre (flashback : « oh mon dieu mon explication de texte de Montaigne est dans deux heures et j’ai jamais ouvert Les Essais, en plus mes kinders bueno ont fondu et j’en ai marre de courir dans le campus de Nanterre pour trouver la salle. Hum.). Je vais donc rater ma première semaine de cours en fac de bio, mais je m’en fiche, je suis une reb’, moi (image subliminale : acheter une grosse moto et un blouson noir et faire nonchalemment irruption en plein amphi de chimie organique, comme les héros des séries des années 90 que tout le monde pensait assassinés à la saison 3 par l’horrible et machiavélique Kimberley).

Finalement, je pense ne jamais, dans la limite du possible, refaire le coup des examens reportés. Même si ça semble être une solution sympa en cas de grosse panne de révisions (et les pannes sont quand même difficilement évitables, vu ce qu’ils donnent comme quantité à engloutir à Nanterre), ça vous nique un été. Bon ok, la moitié de l’été. Bon ok, les quinze derniers jours.

Je suis donc in a studious mood. Je fais deux à trois heures de latin par jour, à la bibliothèque (qui mériterait un article à elle seule), je traduis les Lyrical Ballads de Coleridge et Wordsworth (en n’ayant aucune idée de la façon dont je vais réussir à prononcer le nom de ce dernier à l’examen, qui est, bien évidemment, un oral (ha ha)), je lis The narrative of Arthur Gordon Pym de Poe, j’ouvre de temps en temps une grammaire anglaise, la referme assez vite – de toute façon je me souviendrai jamais de tous les verbes à double passif – et ignore, pour l’instant, la poésie du XVIème et Montaigne (ouvrir les Essais ne m’a pas rendu plus enthousiaste le concernant). Sinon j’ai regardé la dernière saison de Scrubs et maintenant je veux voir les autres, mais je n’arrive pas à les trouver en vost, donc je cherche compulsivement une autre série dans laquelle m’abrutir. Parce que bon, les histoires de marins, c’est marrant cinq secondes, mais bon.

Là-dessus, je retourne bosser… Non, j’déconne.

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Remarque inutile

juillet 6, 2009 · Laisser un commentaire

J’attends les résultats de mes examens de Lettres. (Je trouve le mot « examen » bizarre, ça me fait penser à Montaigne qui fait le sien, ça fait très genre « on vient faire l’examen de notre connaissance » et tout, alors que bon voilà quoi.). Bref, j’attends mes résultats, et on a un lien pour les consulter quand ils seront en ligne. Donc je consulte environ toutes les trois-quatre heures, surtout quand je fais ma vieille résistante insomniaque* (comme maintenant). Et entre minuit et trois heures, environ, le serveur est déconnecté pour maintenance…

Jamais on ne me fera croire qu’une armée de pauvres petits Thaïlandais du tiers monde est en train de rentrer de ses milliards de petits doigts agiles et fins mes notes de littérature comparée dans la bases de Paris X.

Même avec un message d’erreur en anglais.

* = qui traîne asthéniquement sur internet en écoutant des chansons soviétiques sur comment on a trop troussé les Allemands en quarante-quatre, ha ha les tapettes.

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Dialogue imaginaire avec mon copain

juillet 6, 2009 · Un commentaire

- J’ai acheté des lunettes d’aviateur aujourd’hui. J’ai décidé d’accepter et, conséquemment, d’accroître le paradigme de la fille cool à ostentatoires lunettes noires. Oui, je sais, ça insulte ton sens du Beau, tu le dis à chaque fois qu’on croise une fille qui en a, à Paris, c’est-à-dire toutes les quarante-cinq secondes approximativement. Mais moi, j’ai l’impression d’être Shane McCutcheon avec l’intellect de Simone de Beauvoir, avec, tu comprends ? C’est comme quand j’ai eu mon blouson en cuir, ouais le blouson tout moche tout rapé que ça fait deux ans et demi que je l’use jusqu’à la corde (hein faut que j’aille essayer mes lunettes et mon blouson EN MÊME TEMPS). Bah là c’est pareil. Non mais laisse tomber, Yannick, laisse tomber, c’est pas moi, c’est le paradigme. Tu peux pas comprendre, t’es trop autonome intellectuellement. Et puis reconnais qu’à côté du coup « Salut chéri je suis allée chez le coiffeur et j’ai les cheveux plus courts que toi, maintenant », ça, c’est du McFlurry crumble chocolat. Avec des copeaux.

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Dialogue imaginaire avec mon futur directeur de mémoire

juillet 5, 2009 · Un commentaire

- Bon, j’ai réfléchi, Jean-Jacques, et…

- Ne m’appelez pas Jean-jacques. Personne ne m’appelle par mon prénom dans cette université. Personne ne m’appelle Jean-Jacques.

- Même pas à la machine à café ? Même pas aux réunions intra-syndicales enflammées ? (Oh allez je suis sûre qu’au fond de vous vous êtes à mort pour Marx. Non ? Oh, allez ! Non ? Bon, ok.) Même pas aux soirées secrètes que vous organisez entre profs pour parler de l’avenir brillant de vos Master 1 ? Non plus ? Rho. Même pas avec votre femme ?

- Mon épouse ne travaille pas dans cette université.

- Aaaah bon ? C’est pas votre femme, la secrétaire qui est dans le bureau, là-bas ??

- Non.

- Aaaah bon !

- Je vous dis que non. N’insistez pas.

- Ok ok… Je me disais aussi, la barrière de la langue, tout ça. Anyway j’ai toujours pensé que vous aviez plus une tête à vous appeler Simon.

- Oui, bon, sinon, vous avez trouvé une problématique ?

- Euh, non. Mais ma soeur a fait du cheesecake, je vous en ai ramené.

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